Niamtougou, 16 avril 2026 (ecostatafrik) – Le ton de la célébration de la 37è édition de « Adji-Sintu » à Défalé a été donné, le jeudi 16 avril à Défalé (Doufegou 2), lors d’une conférence-débat axée sur le thème général : «Identité culturelle et valeurs endogènes : fondements de la cohésion sociale ».
Cette conférence a été un cadre d’échanges, de réflexion et de partage d’expériences entre les filles et fils de Défalé. Elle a été animée par d’éminentes personnalités natives du milieu, notamment, l’ancien ministre de la sécurité, Col. Gnama Latta, le Secrétaire général adjoint du gouvernement, Makre Skpane, la présidente de la Faitière des communes du Togo, Maire de Doufelgou 2, Mme Touni Koubonou et le Directeur général du commerce, Dr Talim Abé.

Ces assises ont permis d’analyser le rôle des leurs valeurs culturelles dans la cohésion sociale, identifier les défis liés à leur transmission et surtout de proposer des pistes d’actions pour les préserver et les promouvoir.
Les orateurs ont décortiqué des sous-thèmes, à savoir : Identité culturelle et valeurs endogènes ; Prévention de l’extrémisme violent et Solidarité communautaire et leadership féminin.
Il ressort de leur développement que les valeurs endogènes, léguées par leurs ancêtres, constituent le socle du vivre-ensemble. Elles reposent sur la solidarité, le respect, la tolérance, la justice sociale et le sens de la communauté. Selon les conférenciers, ce sont elles qui, depuis toujours, ont permis de prévenir les conflits, de maintenir l’équilibre social et de renforcer les liens entre les membres de la communauté
Pour le Col. Gnama Latta, si aujourd’hui les fléaux tels que l’extrémisme violent et la drogue minent la société c’est parce que les gens ont perdu leur identité ou leur repère. A cet effet, il a invité la jeunesse à s’abstenir de la consommation de la drogue, aux vendeurs d’illusion et à privilégier les études, la culture la paix et le dialogue pour réduire les risques de violence. Pour ailleurs, l’ancien patron de la sécurité a rendu hommage au Président du conseil, Faure Gnassingbé, un leader charismatique pour sa politique de paix et de vivre-ensemble au Togo.
Mme Touni Koubonou quant à elle a estimé que la femme est garante des valeurs endogènes, tout en précisant que la femme est gardienne des traditions et de l’éducation des enfants. Elle est actrice de médiation dans les conflits familiaux et contribue activement à l’économie locale (agriculture, commerce).

D’après M. Skpane, l’identité culturelle n’est pas figée. Elle est une richesse vivante, dynamique, qui se transmet de génération en génération. Elle est faite de nos langues, de nos traditions, de nos rites, de nos croyances, mais aussi de nos valeurs, a-t-il indiqué. « Il faut que ce qui est propre à nous soit conservé », a-t-il ajouté.
Pour sa part, Dr Talim Abé, a indiqué les valeurs culturelles peuvent contribuer à créer de la richesse, tout en donnant l’exemple des artistes qui peuvent tirer profit en valorisant la danse traditionnelle « Sintu ».
« À l’heure où nos sociétés sont confrontées à de profondes mutations-sociales, économiques et culturelles-il devient essentiel de revenir à l’essentiel, de nous interroger sur ce qui nous unit profondément en tant que communauté », a déclaré Arthur Hassoh Amega, le président du comité d’organisation Adji-Sintu 2026. Visiblement satisfait, il s’est réjoui de la qualité des échanges.
GuéT

